15 Octobre Route de Tafraout à Ouarzazat

Ce matin on se lève 1h plus tôt, on a bien 400 KM de route de montagne à faire, sans compter les visites qu’Hassan nous prévoit. Après le petit déjeuner, on part dans le brouillard … mais …

regardez comme ensuite c’est fantastique !

Nous longeons l’Anti Atlas d’un coté et le haut Atlas de l’autre. “L’Anti-Atlas est le plus méridional des massifs atlasiques. Il s’agit d’un vieux massif érodé et désertique en bordure du Sahara. Il a été formé il y a environ 300 millions d’années “

La route que nous avons empruntée est donc la ligne de séparation entre cet Anti Atlas et le Haut Atlas, c’est ce qui donne ce paysage tourmenté que vous allez découvrir.

Les villages paraissent perdus, tellement tout semble vide, dénudé !

On s’est souvent demandé de quoi vivent leurs habitants, car ils sont bien là … partout à travailler avec leurs faibles moyens !

Non, Hassan et maman n’en font pas partie … ils ont été discuté un peu avec des jeunes femmes qui travaillaient. Elles étaient un peu effrayées au début puis ont pris les bonbons de Hassan et tout s’est bien passé !

On traverse le village de Igherm

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Les paysages toujours aussi surprenants continuent … c’est le désert, peu de touristes, juste des gens qui travaillent cette terre ingrate pour survivre et des bergers.

Tout d’abord des paysages escarpés, fascinants …

Terres arides que les habitants travaillent courageusement … incroyable de les voir gratter cette terre si dure et pleine de pierres

Toujours des petits villages perchés ci et là, avec leur mosquée !

Et enfin on commence à descendre, on rejoint le lit de la rivière, mais là aussi une inondation a dû emporter la route, faisant place à un chemin juste praticable pour un 4×4 !

Après 30 minutes de route difficile, ce sont de grandes lignes droites qui tendent les bras … ouf repos ! Les collines qui nous entourent sont splendides avec leur beaux dessins “géologiques” !

Et là dans la vallée, on voit que l’on va retrouver des axes routiers plus importants, car le mulet est remplacé par le tracteur …

Au revoir l’arganier, bonjour l’amandier, et … on le verra à Taliouine, le safran !

A Taliouine on mange dans un petit restau et …

Hassan nous propose de visiter une famille qui travaille de safran depuis des générations. On nous explique: “Au Maroc, cela fait bien des siècles que les caravaniers, remontant denrées alimentaires et épices d’Afrique noire vers les ports, ont transporté cette noble épice.  Grâce à eux,  le bulbe du crocus sativus s’est arrêté à Taliouine dans le sud du pays. Le Safran de cette vallée est l’un des meilleurs produits de par le monde, affirmation attestée par les analyses effectuées chaque année. Ce résultat est dû aux facteurs spécifiques de ce terroir, et aux méthodes de travail utilisées.”

Le ramassage du safran devrait commencer la semaine prochaine. Il faut se lever tôt, avant que la fleur ne s’ouvre, car à ce moment là le pistil, qui est le safran, est facile à enlever. Puis la journée il faut le trier. Mieux il est trié, plus il est pur et plus il est cher. Ici on a pris 1g de safran du mieux trié, donc meilleur,  pour 3,5€ … je viens de voir sur internet que ce même safran de Tiliouine est à 9,9€  !

Après, on nous explique que des vendeurs peuvent nous proposer du faux safran, en prétendant vendre du vrai pas cher … comment le reconnaitre ? Le pistil du vrai a un double pistil avec un peu de pollen au bout de sa pointe … ensuite 2ème test à faire, il suffit d’un minuscule morceau de safran que l’on écrase avec un doigt mouillé pour faire de la couleur, l’autre non il faut trois pistils !

A gauche le vrai … on a fait le trait en bas à gauche de la page avec un minuscule morceau. A droite le faux, qui provient de cette sorte d’articheau, qui a aussi un goût plus sucré, et lui il a fallu 3 pistils complets pour avoir un peu de couleur !

Et on est reparti direction Ouarzazat en passant pas Tarenakht, là où se fabrique les vrai tapis. Hassan ne voulait pas s’y arrêter, car il ne voualit pas être trop tard à Ouarzazat mais maman voulait voir, comprendre, et du coup pourquoi pas !

Paysage très plat mais aride encore !

Hassan choisit d’aller dans le vieux village où il y a une coopérative qui est connue pour faire travailler les femmes berbères dont c’est bien souvent le seul revenu qu’elles ont. Tout y est fait à la main. Elles sont totalement libres de choisir leurs motifs, leurs laines et la méthode de tissage qu’elle veulent. Elles sont ensuite payées en fonction de la difficulté du travail fait. Ce sont de vraies œuvres d’art.

“La ville de Taznakht appartient à l’histoire. Entre le massif du Haut Atlas et celui de l’Anti-Atlas, au Sud du Maroc, s’étend une plaine aride peuplée de Berbères. Les seules ressources proviennent du pastoralisme et du tissage des tapis, sous un climat largement influencé par le Sahara tout proche.”

On nous a donc expliqué tout cela et on a vu les femmes travailler. Elles peuvent aussi avoir un métier à tisser chez elle et travailler chez elle, ce qui facilite leur vie de famille.

Maman en a pris un pour pouvoir rendre à Philippe son tapis, vu qu’il a la maison maintenant, et Hassan a aussi craqué pour sa maison., et en a commandé 4 pour ses chambres d’hôte.

Et quand on est sorti, on a foncé car Hassan voulait nous montrer l’endroit où des films ont été tournés, entre autre “la colline a des yeux” Ceux qui ont vu le film reconnaitront l’endroit.Il y aurait aussi “Végas”, “la fin du monde” …

Dans le magasin tout est resté en place … des confitures, des conserves … la pompe à essence en galon …

Voilà sur cette belle imprégnation de film d’horreur dodo … A Ouarzazat, un superbe hôtel nous attend avec piscine, plein de déco … vous verrez ça la prochaine fois !

Demain on visite les studios du cinéma, puis on file chez Hassan.